CELI ou REER : lequel utiliser en premier ?
C’est la question la plus posée en finances personnelles au Canada : dois-je mettre mon argent dans un CELI ou un REER ? La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une façon simple d’y réfléchir.
La version en 30 secondes
- Le REER vous donne un remboursement d’impôt maintenant, croît à imposition différée, et est imposé au retrait à la retraite.
- Le CELI ne donne aucune déduction maintenant, mais croît et ressort entièrement libre d’impôt.
| CELI | REER | |
|---|---|---|
| Déduction maintenant ? | Non | Oui — un remboursement |
| Croissance | Libre d’impôt | À imposition différée |
| Imposé au retrait ? | Non | Oui (comme un revenu) |
| Retrait en tout temps ? | Oui — les droits reviennent l’an prochain | En général non (imposé ; droits perdus) |
| Idéal quand | Votre taux d’impôt actuel ≤ à la retraite | Votre taux actuel > à la retraite |
La question décisive tient en une chose : votre taux d’imposition sera-t-il plus bas à la retraite qu’aujourd’hui ?
- Oui — votre taux baissera à la retraite → penchez REER. Vous obtenez la déduction au taux élevé d’aujourd’hui, puis payez l’impôt plus tard à un taux plus bas.
- Non — égal ou plus élevé à la retraite → penchez CELI. Différer l’impôt n’aide pas si vous payez ensuite le même taux (ou plus).
En faire une règle simple
Voici ce qui embrouille les gens : « votre taux d’impôt d’aujourd’hui » est surtout déterminé par votre revenu actuel. Le principe ci-dessus revient donc généralement à combien vous gagnez maintenant :
- Revenu plus bas maintenant (disons sous ~50 000 $) : votre taux est déjà bas, alors la déduction REER fait économiser peu — et votre taux à la retraite pourrait être tout aussi élevé. Le CELI l’emporte souvent, et vous gardez la souplesse.
- Revenu plus élevé maintenant (six chiffres) : vous êtes imposé à un taux élevé aujourd’hui et serez très probablement dans une tranche plus basse à la retraite — exactement quand la déduction REER porte ses fruits. Utilisez-la (idéalement avec un CELI).
- Revenu moyen : c’est serré. Utiliser les deux est une excellente réponse.
C’est donc une seule idée, pas deux : comparez votre taux d’aujourd’hui à votre taux à la retraite, et servez-vous de votre revenu actuel comme meilleur indice de votre taux d’aujourd’hui. Voyez votre taux marginal actuel dans la calculatrice de salaire net, puis comparez la croissance dans les calculatrices CELI et REER.
Ne ratez pas l’argent gratuit
Une règle bat toutes les autres : si votre employeur égale vos cotisations REER, cotisez au moins assez pour obtenir la pleine contrepartie d’abord. Une contrepartie de 50 % ou 100 % est un rendement immédiat et garanti qu’aucun compte ne peut battre.
Le piège caché du REER (et l’astuce)
Le REER ne donne son plein avantage que si vous investissez le remboursement, au lieu de le dépenser. Cotisez à votre REER, puis placez le remboursement d’impôt obtenu dans votre CELI (ou de nouveau dans le REER). Ceux qui dépensent le remboursement tirent bien moins du REER que ce que les maths promettent.
La souplesse compte aussi
Le CELI est merveilleusement souple : vous pouvez retirer en tout temps, libre d’impôt, et récupérer les droits l’année suivante. Le REER est censé rester en place jusqu’à la retraite — les retraits anticipés sont imposés et les droits sont perdus pour de bon (avec deux exceptions : le Régime d’accession à la propriété et le Régime d’encouragement à l’éducation permanente).
Alors, lequel ?
- Vous épargnez pour une première propriété ? Regardez d’abord le CELIAPP — lisez le CELIAPP expliqué et voyez la calculatrice CELIAPP.
- Revenu plus bas ou besoin de souplesse ? Commencez par le CELI.
- Revenu plus élevé ? Utilisez le REER pour la déduction — et faites travailler le remboursement.
- Vous hésitez ? Répartir entre les deux est un choix intelligent et sans regret.
Ceci est de l’information générale à but éducatif, et non un conseil financier. Votre propre situation — revenu, objectifs et échéancier — doit guider la décision.